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Jésus, le sacrifice parfait

L’idée qu’un homme reconnu coupable et exécuté sur une croix soit adoré comme Dieu était offensante pour la mentalité antique. Dans la littérature romaine, la faible référence à la croix montre leur aversion pour l’idée. Pour les Juifs, la loi déclarait qu’un homme pendu à un bois est un maudit de Dieu (Deut. 21:23).

Par exemple, lorsque Dieu fit alliance avec Abraham, la cérémonie consistait à couper les animaux en deux (Genèse 15:6-21). Les individus devraient passer entre les morceaux d’animaux pour savoir que c’est le sort de ces animaux qui serait réservé à la partie qui romprait l’alliance. De manière significative, seul Dieu passa entre les animaux, dans le but de communiquer à Abraham l’assurance qu’Il ne brisera pas Sa promesse.
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Ainsi, les premiers dessins que l’on retrouve dans les peintures chrétiennes des catacombes étaient: le paon (censé symboliser l’immortalité), une colombe, la palme de victoire de l’athlète et le poisson. Plus tard, d’autres thèmes apparurent: l’arche de Noé; Abraham sacrifiant le bélier au lieu d’Isaac; Daniel dans la fosse aux lions; Jonas étant vomi par le poisson; un berger portant un agneau; ou des représentations de miracles tels que la guérison du paralytique et la résurrection de Lazare. Ce sont des symboles de salut, de victoire et d’attention.

La croix, d’autre part, transmet un sentiment de défaite et de honte. Toutefois, c’est la croix qui est l’emblème du christianisme. En fait, Paul appela simplement l’évangile « la prédication de la croix » (1 Cor. 1:18, LSG).

Pourquoi les sacrifices étaient-ils nécessaires?

Hébreux 9:15 explique que la mort de Jésus en tant que sacrifice avait pour but de donner « le rachat des transgressions commises sous la première alliance », afin que le peuple de Dieu puisse recevoir « l’héritage éternel qui leur a été promis » (LSG).

Dans l’ancien Proche-Orient, une alliance entre deux personnes ou nations était une question sérieuse. Il s’agissait d’un échange de promesses sous serment. Cela impliquait l’hypothèse que les dieux puniraient ceux qui auraient rompu le serment. Souvent, ces alliances étaient ratifiées par le sacrifice d’un animal.

Par exemple, lorsque Dieu fit alliance avec Abraham, la cérémonie consistait à couper les animaux en deux (Genèse 15:6-21). Les individus devraient passer entre les morceaux d’animaux pour savoir que c’est le sort de ces animaux qui serait réservé à la partie qui romprait l’alliance. De manière significative, seul Dieu passa entre les animaux, dans le but de communiquer à Abraham l’assurance qu’Il ne brisera pas Sa promesse.

L’alliance avec Dieu donnait à Israël l’accès à la terre promise comme héritage. Il s’agissait, cependant, d’un ensemble de commandements et d’aspersion de sang sur un autel. Cette aspersion représentait le destin de la partie qui romprait l’alliance. C’est pourquoi Hébreux dit que « sans effusion de sang, il n’y a pas de rémission [des péchés] » (Heb. 9:22, DRB).

Quand Israël rompit l’alliance, Dieu fit face à un dilemme douloureux. L’alliance exigeait la mort des transgresseurs, mais Dieu aimait Son peuple. Si Dieu devait simplement détourner le regard ou refuser de punir les transgres- seurs, Ses commandements ne seraient jamais exécutoires, et ce monde descen- drait dans le chaos.

Le Fils de Dieu, cependant, s’est offert comme substitut. Il mourut à notre place afin que nous puissions « recevoir l’héritage éternel promis » (Heb. 9:15, 26, LSG; Rom. 3:21-26). C’est-à-dire, Il a défendu le caractère sacré de Sa loi tout en sauvant ceux qui ont enfreint cette loi. Et Il ne pouvait le faire que par la croix.

Plusieurs types de sacrifices

La mort de Jésus a pourvu le pardon, ou la rémission, de nos péchés. La rémission de nos péchés, cependant, implique beaucoup plus que l’annula- tion de la peine de notre transgression de l’alliance. Cela implique d’autres éléments aussi importants. C’est pourquoi le système sacrificiel israélite avait cinq différents types de sacrifices. Chacun était nécessaire pour exprimer la richesse du sens de la croix de Christ.

L’holocauste exigeait que tout l’animal soit consumé sur l’autel (Lévitique 1). Il représentait Jésus, dont la vie était consumée pour nous. L’expiation exigeait l’engagement total de Jésus envers nous. Même s’Il était égal à Dieu, Jésus s’est « dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur » (Phil. 2:5-8, LSG). L’offrande de céréales était un don de gratitude pour la subsistance de Dieu pour Son peuple (Lévitique 2). Elle représente aussi Jésus, « le pain de vie » (Jean 6:35, 48), à travers lequel nous avons la vie éternelle.

L’offrande de paix ou de communion impliquait un repas communautaire avec les amis et la famille pour célébrer la protection donné par Dieu (Lévitique 3). Elle représentait le Christ, dont le sacrifice nous apporte la paix (Esa. 53:5, Rom. 5:1, Eph. 2:14). Elle souligne également que nous devons participer au sacrifice de Jésus en mangeant de Sa chair et en buvant de Son sang (Jean 6:51-56).

L’offrande pour le péché ou offrande de purification est destinée à l’expiation pour les péchés (Lev. 4:1-5:13). Ce sacrifice met l’accent sur le rôle du sang de l’animal, qui représentait sa vie, pour assurer la rédemption et la délivrance des péchés (Lev. 17:11). L’offrande de purification dirige les regards vers le sang de Jésus qui nous rachète de nos péchés (Matt. 26:28, Rom. 3:25, Heb. 9:14).

L’offrande de culpabilité ou de réparation (Lev. 5:14-6:7) est un sacrifice pour le pardon dans les cas où des réparations ou des restitutions étaient possibles. Elle nous fait comprendre que le pardon de Dieu ne nous libère pas de la responsabilité d’accorder la réparation ou la restitution, dans la mesure du possible, à ceux à qui nous avons fait du tord.

Les sacrifices du sanctuaire nous enseignent que l’expérience du salut implique plus de choses que le simple fait d’accepter Jésus comme notre substitut. Nous devons aussi « nous nourrir » de Lui, partager Ses avantages avec les autres et accorder réparation à ceux à qui nous faisons du tord.

Le sacrifice parfait de Jésus

Les sacrificateurs lévites, qui étaient « en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents. » (Heb. 7:23, LSG), sont en contraste avec Jésus, qui vit éternellement et a un sacerdoce éternel (Heb. 7:24, 25). Les sacrificateurs lévites offrent « chaque jour » (Heb. 7:27) et « chaque année » (Heb. 9:25) des dons et des sacrifices « qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte » (Heb. 9:9, LSG; Heb. 10:1-4). Jésus, cependant, s’est offert « une fois pour toutes » en « sacrifice unique » (Heb. 10:10, 12-14, LSG), qui purifie nos consciences (Heb. 9:14, Heb. 10:1-10) et abolie le péché (Heb. 9:26). Le sacrifice de Jésus est supérieur au sacrifice des animaux parce que Jésus est le Fils de Dieu (Heb. 7:26-28), qui accomplit parfaitement la volonté de Dieu (Heb. 10:5-10).

La description du sacrifice de Jésus comme ayant eu lieu « une fois pour toutes » a plusieurs implications importantes. Tout d’abord, le sacrifice de Jésus est parfait et efficace et ne peut jamais être surpassé. Les sacrifices des sacrificateurs lévites étaient répétés parce qu’ils n’étaient pas efficaces; sinon, « n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés? » (Heb. 10:2, LSG).

Deuxièmement, tous les différents types de sacrifices de l’Ancien Testament ont trouvé leur accomplissement à la croix. Ainsi, Jésus nous purifie non seu- lement du péché (Heb. 9:14), mais Il nous donne également la sanctification (Heb. 10:10-14) en éloignant de nos vies le péché (Heb. 9:26).

Avant que les sacrificateurs ne s’approchent de Dieu dans le sanctuaire et œuvrent en faveur de leurs semblables, ils devaient être purifiés et sanctifiés, ou consa- crés (Lévitique 8, 9). Le sacrifice de Jésus nous purifie et nous consacre (Heb. 10:10-14) afin que nous puissions nous approcher de Dieu avec confiance (Heb. 10:19-23) et Le servir comme un « sacerdoce royal » (Heb. 9:14, 1 Pie. 2:9).

Enfin, le sacrifice de Jésus nourrit aussi notre vie spirituelle. Il donne un exemple que nous devons observer et suivre. Ainsi, Hébreux nous invite à fixer nos yeux sur Jésus, en particulier les évènements de la croix, et à suivre Son exemple (Heb. 12:1-4, Heb. 13:12, 13).

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