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Le déluge

L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal » (Genèse 6:5, LSG). Le verbe « vit » (Genèse 6:5) ramène le lecteur à chaque étape de la création initiale de Dieu. Mais ce que Dieu voit maintenant, au lieu d’être tov, « bon », est ra’, « mal » (Genèse 6:5). C’est comme si Dieu avait regretté d’avoir créé le monde, qui est maintenant plein de ra’ (Genèse 6:5).

Toutefois, le regret de Dieu contient aussi des éléments de salut. Le mot hébreu pour « désolé » (nakham) est repris dans le nom de Noé (Noakh), qui signifie « réconfort » (Genèse 5:29). Ainsi, la réponse de Dieu à cette méchanceté a deux côtés. Elle contient la menace de la justice, conduisant à la destruction pour certains; et pourtant, Sa réponse promet réconfort et miséricorde, conduisant aussi au salut pour les autres. Cette « double voix » était déjà entendue dans le cas de Caïn et Abel/ Seth, et elle se répétait à travers le contraste entre les deux lignées de Seth (les « fils de Dieu ») et Caïn (les « fils des hommes »). Maintenant, nous l’entendons à nouveau alors que Dieu fait la différence entre Noé et le reste de l’humanité
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Toutefois, le regret de Dieu contient aussi des éléments de salut. Le mot hébreu pour « désolé » (nakham) est repris dans le nom de Noé (Noakh), qui signifie « réconfort » (Genèse 5:29). Ainsi, la réponse de Dieu à cette méchanceté a deux côtés. Elle contient la menace de la justice, conduisant à la destruction pour certains; et pourtant, Sa réponse promet réconfort et miséricorde, conduisant aussi au salut pour les autres. Cette « double voix » était déjà entendue dans le cas de Caïn et Abel/ Seth, et elle se répétait à travers le contraste entre les deux lignées de Seth (les « fils de Dieu ») et Caïn (les « fils des hommes »). Maintenant, nous l’entendons à nouveau alors que Dieu fait la différence entre Noé et le reste de l’humanité

Préparation au déluge

Comme Daniel, Noé est un prophète qui prédit la fin du monde. Le mot hébreu pour l’« arche » (tevah) (Genèse 6:14) est le même mot d’emprunt égyptien rare qui a été utilisé pour l’« arche », dans laquelle l’enfant Moïse était caché et préservé afin de sauver Israël d’Égypte (Exode 2:3). Aussi, certains ont vu dans la structure générale de l’arche des parallèles à l’arche du tabernacle (Exode 25:10). De même que l’arche du déluge permettra la survie de l’humanité, l’arche de l’alliance, signe de la présence de Dieu au milieu de Son peuple (Exode 25:22), indique aussi l’œuvre du salut de Dieu pour Son peuple. La phrase « C’est ce que fit Noé: il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné » (Genèse 6:22, LSG) conclut la section préparatoire. Le verbe ‘asah, « fit », se référant à l’action de Noé, répond au verbe ‘asah, « fais », dans le commandement de Dieu, qui a commencé la section (Genèse 6:14) et est répété cinq fois (Genèse 6:14-17). Ce lien entre le commandement de Dieu et la réponse de Noé suggère l’obéissance absolue de Noé à ce que Dieu Lui avait dit de faire, ‘asah. Il est également intéressant de noter que cette expression est aussi utilisée dans le contexte de la construction de l’arche de l’alliance (Exode 39:32, 42; Exode 40:16).

« Dieu donna lui-même à Noé les dimensions exactes de cette arche, ainsi que d’autres directives très détaillées. La sagesse humaine aurait été incapable de concevoir un bâtiment d’aussi vastes proportions et d’une pareille résistance. Si Noé le construisit, Dieu en fut l’architecte. » Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 70. Encore une fois, le parallèle entre les deux « arches » réaffirme leur fonction rédemp- trice commune. L’obéissance de Noé est ainsi décrite comme faisant partie du plan du salut de Dieu. Noé a été sauvé simplement parce qu’il avait cette foi de faire ce que Dieu lui a commandé de faire (voir Heb 11:7). Il a été un exemple d’une foi qui se manifeste dans l’obéissance, le seul type de foi qui compte (Jacques 2:20). En bref, bien que Noé « trouva grâce aux yeux de l’Éternel » (Genèse 6:8), c’est en réponse à cette grâce, déjà donnée, que Noé agit fidèlement et docilement en réponse aux commandements de Dieu. Ne devrions-nous pas faire de même?

L’évènement du déluge

Le verbe ‘asah, « faire », qui fait référence aux actions de Noé, est aussi un mot clé dans le récit de la création de la Genèse (Genèse 1:7, 16, 25, 26, 31; Genèse 2:2). Les œuvres d’obéissance de Noé à Dieu sont comme les œuvres de la création de Dieu. Ce que nous pouvons retenir de ce lien, c’est que le déluge ne concerne pas seulement Dieu punissant l’humanité, mais aussi Dieu nous sauvant.

Une lecture attentive du texte concernant le déluge révèle l’utilisation de nombreux mots et expressions communs avec l’histoire de la création. Par exemple, « sept » (Genèse 7:2, 3, 4, 10; Genèse 2:1-3); « mâle et femelle » (Genèse 7:2, 3, 9, 16; Genèse 1:27); « selon leur espèce » (Genèse 7:14, LSG; Gen. 1:11, 12, 21, 24, 25); « bétail », « oiseaux », « reptiles » (voir Genèse 7:8, 14, 21, 23; Genèse 1:24, 25); et « souffle de vie » (Genèse 7:15, 22; Genèse 2:7). L’histoire du déluge se lit donc un peu comme l’histoire de la création. Ces échos des récits de la création aident à révéler que le Dieu qui crée est le même qui détruit (Deut. 32:39). Mais ces échos véhiculent aussi un message d’espoir: le déluge est conçu pour être une nouvelle création, hors des eaux, qui mène à une nouvelle existence.

Le mouvement des eaux montre que cet évènement de la création est, en fait, en train d’inverser l’acte de la création dans Genèse 1. Contrairement à Genèse 1, qui décrit une séparation des eaux au-dessus d’avec les eaux au-dessous (Genèse 1:7), le déluge implique leur réunification alors qu’elles explosent au-delà de leurs frontières (Genèse 7:11). Ce processus transmet un message paradoxal: Dieu doit détruire les choses d’avant, afin de permettre une nouvelle création par la suite. La création de la nouvelle terre nécessite la destruction de l’ancienne. L’évènement du déluge préfigure le salut futur du monde à la fin des temps: « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus » (Apo. 21:1, LSG; Ésaïe 65:17).

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