Définition de la Circonscription
Opération par laquelle passait tout enfant mâle israélite : ablation du prépuce. Symbole chez le croyant de la séparation du péché et le refus d’y céder.
![]() |
Homme x |
CIRCONCISION: Section et ablation du prépuce. Rite ordonné de Dieu à Abraham et à ses descendants de sexe masculin en signe d’alliance, et accompli au huitième jour de vie. Dans le N.T., les Juifs sont appelés « ceux de la circoncision », alors que les Gentils, gens des nations, sont des « incirconcis ». Dans l’Assemblée, il n’y a pas de différence entre Juifs et Gentils, pas de circoncision corporelle.
En contraste avec la circoncision de la chair, la « circoncision » du croyant est du cœur, en esprit (Romains 2:29 ; Colossiens 2:11), signe spirituel intérieur de son appartenance au Seigneur.
En opposition, la « concision » (ou plutôt mutilation : katatomè, en grec) (Philippiens 3:2) est un terme péjoratif employé par l’apôtre Paul pour désigner un rite religieux de circoncision sans valeur, auquel certains faux docteurs voulaient soumettre les chrétiens pour les rassembler en secte (Galates 6:12, 13).
La circoncision pour le peuple d’Israël
Elle était le signe de l’alliance établie par Dieu avec son peuple terrestre, pour le mettre à part d’entre toutes les autres nations de la terre (Genèse 17:10). Étienne le confirme dans son discours devant le sanhédrin (Actes 7:8).
La circoncision était une condition impérative pour que le peuple puisse célébrer la Pâque à la sortie d’Égypte (Exode 12:44) ; elle est confirmée ensuite à Moïse comme liée à la loi (Lévitique 12:3) et à ses ordonnances, bien que ne figurant pas expressément dans le décalogue. C’est pourquoi le Seigneur dit aux Juifs : « Moïse nous a donné la circoncision (non qu’elle soit de Moïse, mais elle est des pères) » (Jean 7:22).
La portée spirituelle de la circoncision
Elle était déjà révélée à l’avance par Dieu à Israël : « Circoncisez donc votre coeur, et ne roidissez plus votre cou » (Deutéronome 10:16). Le peuple était invité à se soumettre à Dieu dans la crainte. Dieu lui-même opérera plus tard ce travail dans le cœur d’Israël : « L’Éternel ton Dieu circoncira ton cœur et le cœur de ta semence pour que tu aimes l’Éternel... afin que tu vives » (Deutéronome 30:6).
L’apôtre Paul s’appuie sur cette vérité pour montrer comment les plans de la grâce de Dieu envers tous les hommes peuvent se concilier avec les promesses particulières faites aux Juifs (Romains 2:29).
Pour le chrétien, la circoncision est le « dépouillement du corps de la chair » (Colossiens 2:11), crucifiée avec ses passions et ses convoitises (Galates 5:24). La chair est le principe actif mauvais qui est en nous, hérité de notre appartenance à la race d’Adam déchu et pécheur. La circoncision est appelée la circoncision du Christ (Colossiens 2:11) pour lui donner sa portée spirituelle. D’autres épîtres la mentionnent brièvement pour souligner la différence d’origine entre les croyants juifs et les nations, formés en un seul corps (Colossiens 3:11 ; Éphésiens 2:11 ; Galates 5:6).
Pour les croyants, la circoncision est un fait accompli qui a eu lieu à la croix de Christ : « En qui (Christ) aussi vous avez été circoncis... » (Colossiens 2:11). Là, la chair a reçu l’exécution de la sentence de mort. L’Esprit Saint nous donne la puissance de la réaliser chaque jour par la mise à mort pratique des actions de la chair en nous, pour que brille la vie de Jésus (2 Corinthiens 4:10).
Le croyant devrait vivre cela chaque jour dans son corps, dans son cœur et dans son esprit (Romains 2:28). Il est appelé à se purifier de toute souillure de chair et d’esprit, et à poursuivre la sainteté dans la crainte de Dieu (2 Corinthiens 7:1)
Le croyant devrait vivre cela chaque jour dans son corps, dans son cœur et dans son esprit (Romains 2:28). Il est appelé à se purifier de toute souillure de chair et d’esprit, et à poursuivre la sainteté dans la crainte de Dieu (2 Corinthiens 7:1 ; Hébreux 12:14). Il possède la capacité de réaliser ces vérités par la foi : il a cru, comme Abraham avait cru et avait reçu le signe de la circoncision comme sceau (preuve) de sa foi (Romains 4:11).
La circoncision et le baptême sont tous deux en rapport avec le souvenir de la mort de Christ et avec la puissance de sa résurrection. Ils sont cités ensemble dans l’épître aux Colossiens (Colossiens 2:11, 12) pour montrer la vraie position chrétienne au-delà de la mort (figurée, dans l’histoire d’Israël, par la mer Rouge et le Jourdain).
Nous sommes morts et ressuscités avec Christ, et nous possédons une puissance de vie en lui par le Saint Esprit. Celle-ci nous permet en pratique de réaliser notre mort avec Christ, la chair étant mise de côté (Galates 5:5, 6, 16).
L’affermissement spirituel consécutif à la circoncision
Lorsque Dieu donne à Abraham le signe de l’alliance, ses bénédictions s’en trouvent élargies. De même pour nous croyants, la « circoncision du cœur » est réalisée en vue d’une pleine jouissance des bénédictions spirituelles que nous avons en Christ. Deux épîtres le confirment :
o Colossiens 2:9-15 :
Christ a été retranché, et le « corps de la chair » avec lui. Puis il apparaît dans la plénitude de sa divinité, de sa suprématie et de son triomphe. Le croyant, homme nouveau, est « accompli en lui », dans tous les résultats de la victoire de Christ sur la mort et sur toutes les puissances hostiles.
o Philippiens 3:3-21 :
Le croyant réalise en pratique la circoncision en vue d’un service fidèle. Il rend culte par l’Esprit de Dieu, sans avoir confiance en la chair. Il est en communion avec un Christ qui a souffert, mais qui est maintenant ressuscité et glorifié. Il prend possession « des choses qui sont devant » (v. 14), et anticipe la gloire à venir.
Mais l’apôtre nous met aussi en garde solennellement contre les adeptes d’une circoncision toute extérieure (v. 2). Ceux-ci entraînent après eux, dans une religion de rites et de formes, ceux qui professent un christianisme sans la croix de Christ ni la mortification de la chair. Ce sont des « incirconcis », et leur « fin est la perdition » (v. 19).
Que Dieu vous bénisse !
0 Commentaires