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Caïn et son patrimoine Abel

Introduction

Caïn occupe la majeure partie de l’histoire. Il n’est pas seulement le premier-né, un fils que les parents ont presque « adoré »; dans le chapitre, il est le seul frère qui parle, selon le texte de la Genèse. Alors qu’Ève commente avec enthousiasme la naissance de Caïn, elle ne dit rien au niveau d’Abel, du moins rien qui soit cité dans le texte, contrairement à la naissance de Caïn. Le narrateur rapporte simplement qu’elle « enfanta encore » (Genèse 4:2, LSG).

Les deux offrandes

Le contraste entre Caïn et Abel, tel qu’il se reflète dans leurs noms, ne concernait pas seulement leurs personnalités; cela se manifestait également dans leurs occupations respectives. Alors que Caïn était « laboureur » (Genèse 4:2, LSG), une profession exigeant un travail physique acharné, Abel était « berger » (Genèse 4:2, LSG), une profession impliquant la sensibilité et la compassion.

Alors qu’Abel se conforma aux instructions de Dieu et offrit l’offrande végé- tale en plus de l’offrande animale brulée, Caïn négligea de le faire. Il n’apporta pas d’animal à sacrifier, mais seulement une offrande du « fruit de la terre ». C’était un acte de désobéissance ouverte, contrairement à l’attitude de son frère. Cette histoire a souvent été considérée comme un cas classique de salut par la foi (Abel et son offrande de sang) par opposition à une tentative de gagner le salut par les œuvres (Caïn et son fruit de la terre).
Mpyisi

Caïn était producteur de fruits de la terre. Abel, gardien de moutons. Ces deux occupations expliquent non seulement la nature des deux offrandes (fruits de la terre de Caïn et un agneau d’Abel) – elles expliquent également les deux attitudes psychologiques et les mentalités différentes associées aux deux offrandes: Caïn travaillait pour « acquérir » le fruit qu’il produirait, tandis qu’Abel prenait soin de « garder » les moutons qu’il avait reçus.

« Ils connaissaient les conditions du salut, et comprenaient le système divi- nement institué des sacrifices. Ils savaient qu’en se conformant à ce rite, ils exprimaient leur foi en un Sauveur à venir, reconnaissaient qu’il n’y a de pardon qu’en lui seul, et manifestaient leur soumission à la volonté divine. Enfin, ils n’ignoraient pas qu’en signe d’actions de grâces, ils devaient présenter à Dieu les premiers fruits de la terre. » Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 71.

Alors qu’Abel se conforma aux instructions de Dieu et offrit l’offrande végé- tale en plus de l’offrande animale brulée, Caïn négligea de le faire. Il n’apporta pas d’animal à sacrifier, mais seulement une offrande du « fruit de la terre ». C’était un acte de désobéissance ouverte, contrairement à l’attitude de son frère. Cette histoire a souvent été considérée comme un cas classique de salut par la foi (Abel et son offrande de sang) par opposition à une tentative de gagner le salut par les œuvres (Caïn et son fruit de la terre).

Bien que ces offrandes aient dû avoir une signification spirituelle, elles n’avaient aucune valeur magique en elles-mêmes. Elles étaient toujours et sim- plement des symboles, des images, dirigeant la foi vers le Dieu qui pourvoyait au pécheur, non seulement la subsistance, mais aussi la rédemption

La punition de Caïn

La question de Dieu à Caïn rappelle sa question à Adam dans Éden: « Où es-tu? » Cet rappel suggère un lien entre le péché d’Éden et ce péché: le dernier péché (celui de Caïn) était le résultat du premier (celui d’Adam).

Caïn, cependant, ne reconnait pas son péché; il le nie, ce qu’Adam ne fit pas, même s’il essaya de mettre le blâme sur quelqu’un d’autre. Caïn, en revanche, défie ouvertement Dieu, qui ne perd pas de temps à confronter Caïn avec son crime. Quand Dieu pose la troisième question: « Qu’as-tu fait? » Il n’attend même pas d’avoir de réponse. Il rappela à Caïn qu’Il sait tout, car la voix du sang d’Abel crie de la terre jusqu’à Lui (Gen. 4:10), une image qui signifie que Dieu est au courant du meurtre et qu’il y répondra. Abel est dans la terre, un lien direct renvoyant à la chute et à ce que le Seigneur avait dit à Adam à propos de la mort (voir Genèse 3:19).

C’est parce que le sang d’Abel a été versé sur le sol que le sol était alors maudit, encore une fois (Genèse 4:12). Par conséquent, Caïn est alors condamné à devenir un réfugié, loin de Dieu. Ce n’est que lorsque Caïn entendit la sentence de Dieu qu’il reconnut la signification de la présence de Dieu; car sans elle, il craignait pour sa propre vie. Même après le meurtre de son frère et sa défiance face à cela, le Seigneur éprouve toujours de la pitié envers lui, et même si « Caïn s’éloigna de la face de l’Éternel » (Genèse 4:16, LSG), le Seigneur lui donnait toujours une sorte de protection. Nous ne savons pas exactement ce qu’était ce « signe » (Gen. 4:15), mais quoi qu’il en soit, ce signe découle de la grâce de Dieu pour lui.

Conclusion

L’expression répétée « Hénoc marcha avec Dieu » (Genèse 5:22, 24) signifie une compagnie intime et quotidienne de Dieu. La relation personnelle d’Hénoc avec Dieu était si spéciale que « Dieu le prit » (Genèse 5:24). Cette dernière phrase est, cependant, unique dans la généalogie d’Adam et ne soutient pas l’idée d’une vie après la mort immédiate au paradis pour ceux qui « marchent avec Dieu ». Notez que Noé a aussi marché avec Dieu (Genèse 6:9), et il est mort comme tous les autres humains, y compris Adam et Metuschélah. Il est également intéressant de noter qu’aucune raison n’est donnée pour justifier cette grâce spéciale.

« “Prédicateur de la justice”, Hénoc faisait connaitre ses révélations à son entourage. Ceux qui aimaient Dieu se rendaient auprès de ce saint homme pour bénéficier de ses instructions et de ses prières.

Mais sa prédication ne se limitait pas aux seuls enfants de Seth. Élargissant le cercle de ses auditeurs, il parlait de son message à tous ceux qui voulaient l’écouter. Dans le pays même où Caïn avait voulu fuir loin de la divine présence, le prophète de Dieu fit connaitre des scènes terribles aperçues en vision: “Voici, disait-il, que le Seigneur est venu avec ses saintes myriades pour exercer le jugement contre tous, et pour convaincre tous les impies de toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont commises.” Jude 14, 15. » Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 64

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