Remarquez
« l’évangile éternel », éternel comme existant toujours, comme étant tou- jours présent, comme en nous ayant été promis en Jésus-Christ « dès les
plus anciens temps » (Tite 1:2, LSG). Par conséquent, il n’est pas étonnant que la Bible parle à d’autres
moments de « l’alliance éternelle » (Genèse 17:7, Esa 24:5, Ézéchiel
16:60, Heb. 13:20), parce que l’essence de l’évangile est l’alliance, et l’es- sence de l’alliance est l’évangile.
Dieu par Sa grâce salvatrice et Son amour vous offre un salut que vous ne méritez pas et ne pouvez pas gagner par vous mêmes; et vous, en réponse, L’aimez en retour, « de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force » (Marc 12:30, LSG), un amour qui se manifeste par l’obéissance à Sa loi: « Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. » (1 Jean 5:3, LSG).
L’alliance et l’évangile
Tout au long de la Bible, l’alliance et l’évangile apparaissent ensemble.
Bien que l’idée d’alliance existait avant la nation d’Israël (par exemple,
l’alliance de Noé), et bien que la promesse d’alliance ait été faite avant
l’existence de la nation d’Israël, elle a été effectivement exprimée par
l’interaction de Dieu avec Son peuple, à commencer par leurs pères, les
patriarches.
Et même dès le début, la vérité centrale de l’alliance était l’évangile: le salut par la foi seule.
Abraham croyait en Dieu, croyait aux promesses de Dieu pour lui, et
donc il était justifié devant Dieu. Cette déclaration, cependant, n’était pas
une grâce bon marché: Abraham chercha à maintenir son obligation de
l’alliance par l’obéissance, comme on le voit dans Genèse 22, au Mont
Morija, tout cela, même si « sa foi lui est imputée à justice » (Rom.
4:5, LSG). C’est pourquoi des siècles plus tard, Paul utiliserait Abraham
comme exemple de ce que signifie vivre selon les promesses de l’alliance
que Dieu avait faites avec Son peuple. Ce thème résonne dans toute la
Bible. Paul en a parlé une autre fois dans Galates 3:6, où il cite à nouveau
Genèse 15:6 (LSG), au sujet de la foi d’Abraham étant « imputée à justice », et se réfère à la promesse faite pour la première fois à Abram sur
toutes les nations bénies dans sa semence (Gal. 3:9).
Les promesses de
l’alliance sont faites à tous, Juifs et Gentils, qui « ont la foi » (Gal. 3:7)
et donc, qui sont justifiés par la foi sans les œuvres de la loi – même s’ils
sont obligés, à cause de l’alliance, d’obéir à la loi.
Même quand Jérémie parle de la nouvelle alliance, il le fait dans le
contexte de la loi: « Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison
d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans
d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon
peuple. » (Lev. 26:12, LSG).
L’alliance et Israël
L’alliance de la grâce apparait ici aussi: Dieu agissait dans leur vie, malgré les
erreurs constantes. (Cela doit certainement être la façon dont l’évangile fonctionne aujourd’hui.) Et c’est à cause de la promesse faite aux pères que la grâce
de Dieu fut donnée à leurs générations futures.
Dans le rapport de Moïse avec le peuple à qui les promesses de l’alliance étaient
données dans son ensemble, il fait souvent référence aux promesses de l’alliance
faites aux patriarches.
L’exode d’Égypte, le grand symbole de la grâce salvatrice de Dieu, était
également basé sur l’alliance que le Seigneur avait faite à leurs pères. C’est-
à-dire, avant même la naissance des bénéficiaires de l’alliance, des promesses
étaient faites en leur faveur. Ainsi, sans aucun mérite (c’est le moins qu’on
puisse dire), ils reçurent la délivrance promise, que Dieu leur donna à travers
les miracles et les évènements de l’Exode.
Bien sûr, les choses ne se terminèrent pas là. Ils sortirent d’Égypte en destination de quel lieu? Oui, le Sinaï, où l’alliance avec eux fut « officiellement »
établie (voir Exode 20). Et au cœur de cette alliance se trouvaient l’évangile et
la loi, les dix commandements, auxquels ils étaient appelés à obéir, une manifestation de leur relation de salut avec le Seigneur, qui les avait déjà rachetés.
Ainsi, plusieurs fois dans Deutéronome, ils furent appelés à obéir à cette loi
dans le cadre de l’alliance, qui fut ratifiée au Sinaï.
Le Livre de l’alliance
Bien que l’idée d’alliance (berit en hébreu), pour décrire la relation de Dieu avec
Son peuple, se trouve tout au long de la Bible, ce mot apparait si souvent dans
Deutéronome, au point que Deutéronome fut appelé « Le livre de l’Alliance. »
Peu de temps après que les enfants d’Israël furent rachetés d’Égypte, Dieu
établit l’alliance avec eux, au Sinaï, juste avant qu’ils ne soient censés d’entrer
dans la terre promise. Puis, après un détour de 40 ans, juste avant qu’ils ne
soient à nouveau sur le point d’entrer dans la terre promise, qui était une partie
centrale de la promesse d’alliance (voir Genèse 12:7, Exo. 12:25), par la décla- ration de Moïse, le Seigneur leur donna à nouveau les dix commandements, un
moyen de souligner à quel point il était important pour eux de renouveler leurs
obligations d’alliance.
Oui, le Seigneur allait accomplir Ses promesses de l’alliance.
Maintenant,
cependant, ils sont obligés de maintenir leur fin de l’accord: « Il publia son
alliance, qu’il vous ordonna d’observer, les dix commandements; et il les écri- vit sur deux tables de pierre. » (Deut. 4:13, LSG) Il l’a fait au Sinaï, et main- tenant Il le faisait à nouveau, à Moab, juste avant qu’ils ne prennent la terre
qui leur avait été promise par la promesse faite aux pères des siècles plus tôt,
une manifestation de « l’alliance éternelle » qui précédait même l’existence
du monde.
« Dès avant la fondation du monde, le Père et le Fils s’étaient engagés, par
une alliance solennelle, à racheter l’homme au cas où il deviendrait la victime
de Satan. Il avait été arrêté irrévocablement que le Christ se ferait le garant de
la famille humaine. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 837.
Très probablement Moïse insistait sur le fait que leurs pères n’étaient plus, et
les merveilleuses promesses de l’alliance faites aux pères leur étaient maintenant faites. Cela était peut-être une façon pour Moïse de leur faire savoir qu’ils
ne devraient pas être désobéissants, comme la génération précédente.
Croyant en Dieu Mentainant.
0 Commentaires